Sex and the city fête son 20e anniversaire

07 Juin 2018 Par Émilie Zaoré

Le 6 juin 1998, la chaîne HBO présentait le tout premier épisode d’une série qui allait devenir culte: Sex and the city s’est imposée il y a 20 ans au petit écran. Est-ce qu’on la regarde de la même façon aujourd’hui ? Pas tout à fait. 

 

Tout dépendant de votre âge, vous avez peut-être vu ce premier épisode directement à la télé, en 1998 ou plus tard, en DVD dans les années 2000 ou même en ligne. De mon côté, j’ai fait la rencontre de Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha en 2008 tout d’abord en visionnant le film spin off, puis je me suis lancée dans le visionnement de la série culte. À l’époque, je venais d’arriver à Montréal. Je me reconnaissais dans une vie urbaine avec 5 à 7 et cosmos et j’avais rencontré un trio beau d’amies. Je rêvais d’écrire des articles audacieux et amusants sur le couple comme Carrie (finalement, je laisse ça à notre chroniqueuse Julie).

Pour celles et ceux qui connaissent moins ou pas la série :

1- Sex and the city raconte les tribulations amoureuses de Carrie Bradshaw, chroniqueuse new-yorkaise et ses trois meilleures amies. Au menu   : discussions sur le couple, l’amitié, l’amour et bien sûr, le sexe.

2 – Sex and the city est le nom de la chronique de Carrie Bradshaw publiée dans un journal local de New York.

3 – Sex and the city, c’est tout d’abord un livre écrit par Candace Bushnell qui rassemblent des anecdotes et réflexions de New Yorkaises sur leur vie sexuelle et amoureuse et dans lequel les personnages de Carrie et M. Big sont récurrents. Avec ses propos et son écriture crue, le bouquin a chamboulé une société anglo-saxonne encore puritaine dans laquelle la sexualité des femmes est encore taboue.

Si j’ai aimé voir une belle amitié représentée à l’écran et je ris encore de certaines lignes savoureuses («  Honey, a blowjob is not called a job for nothing. » – Samantha Jones), je ne peux pas passer sous silence certains malaises et questionnements devant ma série feel good d’amour. Comme le disait Carrie, «   I couldn’t help but wonder   »   :

 

Où est la diversité ?

Sarah Jessica Parker l’a mentionné lors du Wall Street Journal’s Future of Everything Festival: si SATC devait être produit aujourd’hui, il faudrait donner plus de visibilité à la diversité ethnique et sexuelle. En effet, on nous présente quatre femmes blanches et très aisées comme protagonistes.  Même les deuxièmes rôles ne mettent pas beaucoup de l’avant la diversité ethnique. Du côté de la diversité sexuelle, on aime très fort Antony et Stanford, sauf qu’il faut avouer que les meilleurs amis gays sont un peu stéréotypés, bien qu’attachants. On nous présente un seul épisode qui met en vedette la communauté lesbienne de New York, qui s’avère aussi ultra riche et pas très diversifiée.

 

Sex and the city, féministe ? Ouin, mais…

Vous avez probablement déjà entendu que Sex and the city est une série féministe. Sur le coup, on se dit que ce n’est pas fou   : on nous présente des femmes de carrière, fortes et confiantes du haut de leurs talons aiguilles. Elles, semblent vivre leur vie amoureuse et sexuelle comme elles le veulent, des femmes libérées. Sauf que…

Il y a un beau gros paradoxe entre la vision de la femme libérée et un archétype de Cendrillon qui collent aux personnages et qui font que finalement, ce qu’elles veulent vraiment, c’est leur happy ending avec leu homme. J’ai d’ailleurs assisté cette semaine à la présentation de Elke Reinhardt-Becker, chercheuse à Université de Duisburg-Essen sur le sujet : elle a expliqué SATC nous montre ce qu’on appelle en littérature  «  l’amour romantique   », un concept pas jeune jeune qui date du 18e siècle et qui implique une vision de l’amour comme un genre de réalisation de soi. En gros, l’amour est, un peu comme le travail, directement lié directement à notre place dans la société (#Cendrillon).

 

ATTENTION, SPOILER   :

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Comme l’a mentionné Professeure Elke Reinhardt-Becker   : les quatre femmes finissent d’ailleurs toutes avec leur prince charmant. Et dans le cas de Carrie, c’est assez spectaculaire.

 

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Malgré tout, il semble qu’on ne peut s’empêcher de rester attaché.e.s à nos 4 New-Yorkaises 20 ans plus tard, ce qui nous ne nous empêche pas d’avoir des petits grincements de dents. «   And just like that   », comme le dit Carrie Bradshaw, je me suis retapé la saison 1, en attendant le troisième film.

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Écrit par Émilie Zaoré
Amoureuse du yoga et du fitness, foodie et beautista, Émilie est diplômée en communication et en journalisme. Elle s’intéresse également à tout ce qui touche la santé et la condition féminine.
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