Ève Salvail, retour à Montréal

09 Déc 2015 Par Émilie Zaoré

Force, douceur, lumière. Ces quelques mots ne suffisent pas à décrire Ève Salvail, mais ils reflètent très bien l’aura de cette mannequin et DJ. Muse de Jean-Paul Gauthier et véritable icône de mode depuis les années 90, elle est de retour pour faire vibrer Montréal. Ève Salvail est venue jaser avec nous de ses nouveaux projets et de son retour au Québec après 23 ans de nightlife et de créativité à New York.

 

   Elisa C Rossow

J’arrive au studio Zèbre Blanc un matin frisquet, mais ensoleillé de novembre, entassée dans un taxi avec Caroline, notre directrice artistique et les créations de nos designers québécois. Nous rejoignons nos complices Audrey et Audrey, photographe et styliste, ainsi que notre maquilleuse Isabella. Le designer Xavier Laruelle passe nous dire bonjour et nous présenter les pièces qu’il a choisies pour la séance photo. Tout le monde est enthousiaste même s’il est très tôt, et on a hâte de rencontrer Madame Salvail. Oui, « Madame », car la belle est prise ! Elle partage maintenant sa vie avec son âme sœur depuis quelques années.

 

Laruelle

Nous avons tous le sourire aux lèvres et les yeux éblouis lorsqu’Ève entre dans le studio, vêtue d’un manteau long, élégant et edgy. Son crâne rasé que j’ai vu dans les magazines de mode de mon enfance est maintenant orné de jolis cheveux courts blond platine. Démarche fluide, lumière naturelle, elle a littéralement le mannequinat dans la peau.

Et même si je suis impressionnée, je suis surtout charmée par sa gentillesse et son côté accessible. Elle n’a pas la langue dans sa poche et dès les premières minutes, elle blague avec nous.

Pendant l’étape maquillage, je pique une jasette à notre invitée. Je lui demande pourquoi elle a choisi de revenir au Québec et pourquoi elle a opté pour la métropole en partculier. Même si Montréal partage certains points communs avec New York, m’explique-t-elle, c’est ici, sa maison: « Je suis revenue chez nous. Je me sens bien, je me sens mieux. Les couleurs sont belles, les gens sont fins, la bouffe est bonne, les loyers sont moins chers (rires). Aussi, les gens sont plus chaleureux à Montréal qu’à New York. Peut-être parce qu’il fait plus froid ici. On compense avec la chaleur du cœur. »

Ève m’explique qu’elle est aussi à la recherche d’un train de vie plus relaxe, même si elle adore toujours autant ce qu’elle fait. Sans prendre sa « retraite » complète de la mode et du djing, elle se permet toutefois un nouveau projet qui lui permet de travailler tranquillement, mais efficacement à la maison, bref de gérer son horaire comme elle l’entend. Dorénavant, elle explore plus en profondeur sa passion pour la vidéo avec la création de son vidéoblogue Eve’s giving back : «  C’est un peu pour commémorer mon retour au Québec. Sans faire reality show, je veux montrer un peu à quoi ressemble ma vie et rendre hommage à ceux et celles qui y ont participé et qui m’ont aidée à me rendre là où je suis. C’est quelque chose qui me tient à cœur et qui est plus smooth, moins stressant. »

   

UNTLLD / Denis Gagnon et Elisa C Rossow

Lorsqu’elle a entrepris sa carrière de mannequin à la fin des années 80, la toute jeune Ève, âgée de 18 ans, a quitté sa Gaspésie natale pour faire le tour du monde. Déjà à cette époque, la belle traînait sa caméra pour saisir des images et envoyer les cassettes VHS à sa famille : « J’étais loin et je m’ennuyais d’eux. Je leur montrais des images de mon appartement, de Tokyo, New York… et eux me renvoyaient une vidéocassette de ce qui se passait chez nous. Ils me montraient l’appartement de mon frère, etc. On faisait déjà un genre de « Skype » à cette époque. »

 

Certains de ces vidéos seront d’ailleurs intégrés dans le vidéoblogue, ainsi que des anecdotes surprenantes sur les coulisses de la mode. Parmi mes favorites: la fois où elle a reçu une bombe lacrymogène en plein visage, en coulisses d’un important défilé. Notons aussi la fois où une couturière s’est piqué le doigt et a éclaboussé de sang la robe de mariée qu’Ève portait pour la clôture d’un défilé de Christian Lacroix. OMG.

Paris, Tokyo, New York et plus encore… La belle a visité les plus grandes villes du monde, mais reste originaire de la Gaspésie. Je me risque à lui demander si elle est plus fille de ville ou de campagne : « Je ne suis pas une fille urbaine du tout. Vraiment pas ! » me répond-elle. Je suis surprise de cette réponse qui sort de la bouche d’une femme trendy dont le look original en a inspiré plus d’une. Ève m’explique son point: «  Oui, j’apprécie les arts, la diversité de la ville et après 23 ans, je sais comment me débrouiller. Mais je suis une fille de nature, de bois, j’aime ça me faire manger par les mouches. Je me suis adaptée, mais ce n’est pas mon environnement naturel  ».

 

Ève a d’ailleurs eu un coup de cœur pour une maison de campagne dans les Laurentides il y a quelques années: un ancien camp de vacances pour religieux transformé en véritable havre de relaxation. La montagne, le lac, la tranquillité… Ève nous explique qu’une énergie apaisante l’enveloppe dès qu’elle se rapproche de cet endroit qui semble encore empreint de paix et de spiritualité. Malgré le travail que représentent les rénovations d’une maison des années 30, Ève possède maintenant ce refuge de bien-être et s’y rend dès qu’elle veut renouer avec la nature.

Et sinon, une vie en ville ne fait pas trop de mal non plus? Depuis qu’elle est revenue au Québec, notre icône de mode, dj et vidéaste prend aussi le temps de redécouvrir Montréal. Parce que ça fait du bien de voir notre ville avec un regard externe, voici deux coups de cœur lifestyle d’Ève Salvail :

 

Le restaurant Le Fantôme
1832 rue William, Montréal

«  C’est tellement bon ! J’ai habité partout dans le monde et je n’ai jamais eu une expérience comme ça. Je ne peux même pas te décrire le type de cuisine, mais je te donne un exemple : ils sont reconnus pour leur peanut butter and jelly foie gras sandwich. Ils matchent des affaires qui ne semblent pas aller ensemble et c’est ça la surprise. J’ai déjà été dans de bons restaurants, mais ça c’est une expérience indescriptible. Je le dis à tout le monde qui veut l’entendre…et ceux qui ne veulent pas non plus ! »

Le Scandinave

71 rue de la Commune O, Montréal

« Je viens de le découvrir et j’ai adoré. Si tu as le luxe de ne pouvoir y aller en semaine, c’est vraiment pas cher et il y a des massages de dernière minute. Je n’en revenais pas du prix pour le service. C’est vraiment abordable. »

 

 

Suivez Ève Salvail sur Facebook et surveillez l’arrivée du blogue Eve’s giving back !

 

Photos par Audrey Belval

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Écrit par Émilie Zaoré
Amoureuse du yoga et du fitness, foodie et beautista, Émilie est diplômée en communication et en journalisme. Elle s’intéresse également à tout ce qui touche la santé et la condition féminine.
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